Photo de Janick Ericksen tirée du Reflet  

Au sujet de Janick Ericksen

Ma passion

                ... le dessin


Depuis mon enfance, j'ai toujours eu une grande passion pour le dessin. Très jeune, d'abord de façon autodidacte, j'ai appris les rudiments de cet art et depuis quelques années, j'ai perfectionné mon apprentissage par diverses formations dont des cours à l'université Bishop's.

Je suis encore fascinée par ce que quelques simples traits de crayon peuvent produire sur une banale feuille de papier et sur ce qu'ils révèlent de la personne qui les dessine.

Pour moi le dessin est un moyen d'expression merveilleux de par sa simplicité et du fait qu'il nous ramène souvent à notre enfance car très rares sont ceux qui ne l'ont pas pratiqué étant jeune.

Janick Ericksen  

 

 

Il était une fois... une femme!
Le samedi 5 mars 2005 - journal Le Reflet - Cahier Il était une fois... une femme!

Janick Ericksen est une artiste dans l'âme avant tout. « Je n'ai jamais vraiment souhaité devenir une femme d'affaires, mais plutôt vivre de ma passion, le dessin », confie la propriétaire D'Arts et Dessins. Dès son jeune âge, elle gagnait les concours de dessins à l'école. Mme Ericksen a suivi quelques cours à l'université afin de développer de nouvelles techniques. C'est là que son goût pour enseigner l'art lui est venu. « Les étudiants me demandaient souvent des conseils plutôt que d'aller voir le professeur. Ils me disaient que je devrais enseigner, le message passait bien », affirme-t-elle. Son commerce a pignon sur rue depuis moins d'un an. Ce qu'elle aime par-dessus tout de son métier, c'est d'avoir le privilège de connaître et de comprendre les gens à travers le dessin. De plus, c'est une belle façon de s'évader et de rêver un peu.

 

Une femme de défi
Le samedi 4 mars 2006 - journal Le Reflet - Cahier Une femme de défi

Artiste dans l'âme et passionnée, Janick Ericksen vit de défis. Ce n'est pas sans peur qu'elle a ouvert son commerce, D'Arts et Dessins, il y a près de deux ans. « Une certaine crainte m'habitait lorsque j'ai décidé de me lancer en affaires, confie-t-elle. Le doute de ne pas répondre aux attentes m'effrayait aussi. Mais pour moi, c'était ça ou rien d'autre, alors j'ai décidé de foncer! » Mère d'adolescentes, il a toujours été important pour elle d'être présente pour ses enfants tout en conciliant le boulot. Côté travail, un gros défi hante ses pensées. Elle désire organiser des voyages avec ses étudiants pour aller poser le regard sur des gens du peuple d'autres cultures dans leur milieu de vie et pour voir des paysages autres. L'artiste prend un plaisir fou à transmettre ses connaissances, mais, selon elle, ses élèves lui en apprennent davantage.

 

Mon histoire d'amour avec le dessin...

Mon histoire d’amour avec le dessin dure depuis que je suis toute petite.  Étant une enfant d’une grande sensibilité affective et de nature introvertie, le dessin représentait pour moi une belle bulle dans laquelle il était tellement doux et paisible de s’enfouir pour ainsi me protéger des sentiments extérieurs. 

Je me souviens encore de ma mère me disant que cela était néfaste pour ma santé de passer autant d’heures enfermée dans la maison, et dans ma bulle, à dessiner.  Ce qu’elle ignorait c’est que ces feuilles de papier me permettaient de me dégager de cette lourdeur qu’apporte le fait d’être née avec une si grande sensibilité au monde extérieur.  De plus, j’étais une fillette très timide, timidité que je possède encore d’ailleurs, et exprimer en dessins ce que mes mots d’enfant ne pouvaient dire était pour moi tellement plus facile.

Une fois devenue adulte, je n’avais plus de temps pour dessiner, étant devenue mère très jeune et ayant eu l’obligation de subvenir aux besoins de mes enfants, j’ai donc occupé un emploi à temps plein pendant plusieurs années.  Je ne pouvais prendre le temps de dessiner.  Par contre, pendant toutes ces années durant lesquelles je n’ai pas dessiné, j’ai observé… ce qui est tout aussi important que le geste même de dessiner.  Mes yeux et ma mémoire ont tellement capté de belles images que je n’aurai pas assez du reste de ma vie pour pouvoir toutes les produire.

J’ai toujours été consciente au fond de moi qu’un jour la vie me confronterait et qu’elle me ferait voir que le dessin est pour moi plus qu’une simple activité, il est un besoin, une passion.  

Le dessin est une douceur que la vie nous offre pour venir adoucir les moments difficiles qu’elle nous inflige.
Janick Ericksen

Retour à l'accueil